La fin des badges en plastique à usage unique est en marche grâce au nouveau partenariat stratégique entre Cvent et Enviricard. En misant sur cette alternative écologique, l’acteur référent de la Tech événementielle fixe de nouveaux standards RSE pour l’ensemble du secteur.
La durabilité dans l’événementiel a longtemps tenu du greenwashing. Communiqués ambitieux, promesses de neutralité carbone, stands « éco-responsables » qui le sont moins qu’ils ne le prétendent. En 2026, quelque chose change. Cvent vient d’annoncer un partenariat avec enviricard pour des badges sans plastique. -57% d’émissions carbone. Pas de discours, des chiffres. Bienvenue dans l’ère de la durabilité opérationnelle.
Quand la durabilité devient action concrète
Le rapport Global Meetings & Events Forecast 2026 d’AmEx GBT identifie un tournant. La durabilité ne se résume plus à une case à cocher dans le cahier des charges. Elle devient une série de décisions opérationnelles prises à chaque étape de la chaîne événementielle.
Voici ce qui change concrètement en 2026 :
- Impression de badges à la demande : fini les stocks de badges pré-imprimés qui finissent à la poubelle
- Systèmes de stand réutilisables : modularité, réemploi, réduction des déchets de construction
- Signalétique digitale : écrans et QR codes remplacent les panneaux jetables
- Restauration « right-sized » : quantités ajustées en temps réel pour limiter le gaspillage alimentaire
- Partenariats de récupération alimentaire : redistribution des excédents vers les associations locales
Le partenariat Cvent × enviricard : -57% d’émissions carbone
L’annonce qui retient l’attention est le partenariat entre Cvent, leader mondial des logiciels événementiels, et enviricard, spécialiste des solutions d’identification durables. Objectif : remplacer les badges en plastique par des alternatives sans plastique.
Le gain annoncé est de -57% d’émissions carbone par rapport aux badges traditionnels. Ce n’est pas marginal. C’est une réduction de plus de la moitié sur un objet que chaque participant utilise, touche, puis jette après quelques heures.
Ce qui rend ce partenariat significatif, c’est son caractère systémique. Cvent ne propose pas une option « verte » en plus de son offre standard. Il intègre la durabilité dans son infrastructure. Quand le leader du marché fait ce choix, il crée une norme que le reste de l’industrie est incité à suivre.
Pourquoi maintenant ?
Trois facteurs expliquent cette accélération de la durabilité opérationnelle en 2026 :
1. La pression réglementaire
Les réglementations environnementales se durcissent en Europe et en Amérique du Nord. Les organisateurs d’événements doivent désormais rendre compte de leur empreinte carbone. Le greenwashing devient risqué juridiquement.
2. La demande des participants
Les générations Y et Z, qui représentent une part croissante des publics événementiels, intègrent la durabilité dans leurs critères de choix. Un événement qui néglige son impact environnemental perd en attractivité.
3. La rentabilité
Paradoxalement, la durabilité opérationnelle devient économiquement viable. Moins de gaspillage, moins de déchets à traiter, moins de matériel à acheter. Les badges à la demande coûtent moins cher que les stocks invendus. La signalétique digitale remplace des coûts récurrents d’impression.
Ce que ça change pour les organisateurs
Si vous planifiez un événement en 2026-2027, voici les questions à vous poser :
| Étape | Question opérationnelle |
| Inscription | Peut-on envoyer les badges digitalement avant l’événement ? |
| Accueil | Les badges sont-ils imprimés à la demande ou sur support durable ? |
| Stands | Le mobilier est-il réutilisable ou loué plutôt qu’acheté ? |
| Signalétique | Utilise-t-on des écrans numériques plutôt que des panneaux jetables ? |
| Restauration | Le traiteur a-t-il un plan anti-gaspillage et de récupération ? |
| Post-événement | Quel est le taux de recyclage/réemploi du matériel utilisé ? |
Les limites à ne pas occulter
La durabilité opérationnelle n’est pas une baguette magique. Elle pose des défis :
- Le coût initial : les solutions durables peuvent demander un investissement plus important en amont, même si elles sont rentables à long terme
- La logistique : la récupération et le réemploi du matériel nécessitent une organisation plus complexe
- La mesure : comment quantifier réellement le gain environnemental ? Les chiffres comme le -57% de Cvent/enviricard doivent être audités et vérifiés
Le badge en plastique n’est pas encore mort, mais il est en sursis. Le partenariat Cvent & Enviricard illustre une évolution profonde : la durabilité dans l’événementiel passe du discours à l’action, de l’option à la norme. Pour les organisateurs, l’enjeu n’est plus de savoir si ils doivent agir, mais à quelle vitesse ils peuvent transformer leurs pratiques sans sacrifier la qualité de l’expérience participant. En 2026, être durable n’est plus un avantage concurrentiel. C’est une condition de survie.
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