Du 10 au 21 novembre 2025, la COP 30 transforme Belém en capitale mondiale du climat. Pour nous, professionnels de l’événementiel, cette édition amazonienne marque un tournant tant sur le plan logistique que stratégique. Décryptons ensemble ce rendez-vous incontournable qui redéfinit les codes des grands événements internationaux.
Un événement au cœur de l’Amazonie brésilienne
Belém, capitale de l’État du Pará, accueille pour la première fois cette conférence internationale au cœur de la forêt tropicale. Ce choix géographique symbolise l’urgence climatique avec plus de 56 000 délégués attendus, faisant de cet événement la deuxième plus grande COP de l’histoire après Dubaï. Le Brésil déploie des moyens considérables pour transformer cette ville amazonienne en centre névralgique de la diplomatie climatique mondiale durant douze jours.
De plus, l‘événement réunit 197 pays et l’Union européenne autour d’objectifs ambitieux. En effet, 10 ans après l’Accord de Paris, les dirigeants mondiaux, scientifiques, ONG et représentants de la société civile convergent vers ce sommet qui entend devenir une « COP de la vérité » selon les mots du président brésilien Lula. Cette édition se concentre sur la limitation du réchauffement à 1,5°C et la présentation de nouveaux plans d’action nationaux.
Les défis logistiques d’un événement de cette envergure
Par ailleurs, l’organisation de la COP 30 représente un véritable tour de force pour les professionnels de l’événementiel. Notamment, face au manque d’infrastructures hôtelières, le gouvernement brésilien a dû affréter des bateaux de croisière pour héberger certaines délégations. Cette solution innovante illustre la capacité d’adaptation requise dans notre métier face à des contraintes exceptionnelles.
De même, la flambée des prix du logement pose des problèmes majeurs. Plusieurs pays, dont la Gambie, le Cap-Vert et l’Autriche, ont réduit leurs délégations ou annulé leur participation. Cette situation soulève des questions essentielles sur l’accessibilité des grands événements internationaux et la nécessité d’anticiper les impacts économiques locaux. Les organisateurs ont dû jongler avec des contraintes budgétaires tout en maintenant la qualité d’accueil attendue pour un sommet mondial.
Mais, les dimensions techniques sont également impressionnantes. Coordination des transports internationaux, gestion des accréditations pour plus de 12 000 observateurs, mise en place d’espaces de négociation multiples et organisation de journées thématiques sur la bioéconomie, les villes durables ou les technologies vertes. Chaque détail compte dans cette orchestration millimétrée qui mobilise des centaines de prestataires spécialisés.
Des enjeux qui dépassent le cadre climatique
Au-delà des négociations sur le climat, la COP 30 explore de nouvelles pistes. Le Brésil propose la création du Tropical Forever Forest Facilities, un fonds international dédié à la lutte contre la déforestation doté de 125 milliards de dollars. Cette initiative financière s’inscrit dans la feuille de route Baku to Belém visant à mobiliser 1,3 trillion de dollars par an d’ici à 2035 pour le financement climatique.
L’événement se déroule dans un contexte géopolitique tendu. L’absence officielle des États-Unis, suite au retrait de l’Accord de Paris, fragilise la dynamique collective. Pour autant, la Chine a annoncé sa première cible absolue de réduction d’émissions et près d’une centaine d’États ont actualisé leurs plans climatiques nationaux lors de la 80ème Assemblée générale des Nations Unies en septembre.
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