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[Billet] Jamais l’événementiel ne se taira, n’en déplaise à Guillaume Meurice

Il y a un proverbe qui dit que l’humour est un sujet trop sérieux pour être laissé à des rigolos. Après la sortie remarquée du chroniqueur et humoriste Guillaume Meurice, il apparaît de manière tout à fait évidente que ce proverbe est bien trouvé. Seulement voilà, il semble que sa diatribe ne soit pas un trait d’humour ni un sketch pour détendre l’atmosphère en ces temps troublés. Au contraire, il s’en prend avec une rare violence aux victimes d’une situation ubuesque qui touche presque tout le monde et met sur le carreau un paquet de gens.

Ainsi, dans un billet à charge, ce monsieur se donne la toute-puissance d’écraser de sa talonnette les sacrifiés d’une crise sanitaire qui prend de plus en plus des airs de dictature sanitaire. Les commerçants, les artistes, les saisonniers et les propriétaires de salles de sport, sans oublier les acteurs du monde de l’événementiel, meurent à petit feu depuis maintenant dix mois. Cherche-t-il à les achever définitivement, quand les nombreuses mesures confuses, arbitraires et insensées du gouvernement leur laissent malgré tout un court souffle, tel un sifflement à peine audible ? Est-ce là une démonstration de sa grande magnanimité, prêt à faire l’effort d’abréger la longue agonie de ce monde qui ose râler ?

Après tout, s’en prendre aux plus faibles (peu importe s’ils furent forts un moment) ne requiert pas beaucoup d’énergie ni beaucoup d’imagination. En revanche, se battre pour survivre, pour s’adapter et proposer des solutions intelligentes, et patienter, angoisser et ne pas voir le bout du tunnel alors que les pensées les plus noires traversent l’esprit parce que certains ont décidé que ce n’était pas bien grave de mettre des millions de personnes face à un précipice, est sans commune mesure avec la tranquille petite vie que mène cet homme. Homme payé avec l’argent public, est-il bon de rappeler en passant.

Si cela n’émeut pas monsieur Guillaume Meurice que la vie d’autant de personnes, percutées de plein fouet par un virus qui fait tourner la terre entière en bourrique, soit réduite au néant, c’est son droit. Cependant, il n’est pas permis de se moquer de manière autant inconsidérée du malheur des autres. C’est à la limite d’être de la haine. J’aimerais bien voir ce monsieur essayer, ne serait-ce qu’une semaine, de se mettre à la place de ces gens et tenter de faire leur métier, avec le sourire. Pas sûr qu’il ait encore toute sa chevelure à la fin de l’expérience. Parce qu’eux, contrairement à lui, ont du cœur, du courage et de la passion pour ce qu’ils font.

La parole est d’argent, mais le silence est d’or. Guillaume Meurice a bien raté là une occasion de se taire. Heureusement pour lui, le ridicule ne tue pas, sinon tous ceux à qui il s’en prend gratuitement se seraient fait une joie de venir visiter sa tombe. Y auraient-ils laissé une fleur ? Certainement pas. Alors la prochaine fois, qu’il n’hésite pas à tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. L’on ne sait jamais, cela l’aiderait peut-être à développer de l’empathie.

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2 Commentaires

  1. Peut on savoir à quelle intervention de Guillaume Meurice vous faites référence ?

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