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Un gala peut-il vraiment être durable ? Les BEA Awards 2025 relancent le débat

Un gala peut-il vraiment être durable ? Les BEA Awards 2025 relancent le débat

Les BEA Awards 2025 ont publié leur rapport de durabilité. Le document donne une lecture chiffrée de l’impact environnemental de la dernière édition. La cérémonie s’est tenue le 26 novembre 2025 à l’Asiat Park de Vilvorde. Elle a réuni près de 1 000 professionnels de l’événementiel.

L’organisation annonce une empreinte carbone de 61,75 tonnes de CO₂e. Ce niveau serait environ 50 % inférieur au benchmark de galas et cérémonies comparables. Pour les agences, les prestataires et les annonceurs, ce bilan ouvre un débat concret. Jusqu’où peut-on réduire l’impact d’un gala sans modifier son format ?

La production technique pèse lourd dans le bilan carbone

Le rapport met en avant un point majeur : la production technique concentre l’essentiel des émissions. Elle représente 68,05 % de l’empreinte carbone de l’événement. La mobilité des participants arrive ensuite, avec 16,75 %.

À l’inverse, l’énergie et le catering pèsent moins dans ce bilan. Ils représentent respectivement 2,92 % et 0,77 % des émissions. Ces chiffres déplacent le regard sur l’événementiel responsable. En effet, les débats se concentrent souvent sur les repas, les déchets ou les consommables. Ces sujets restent importants. Toutefois, dans le cas des BEA Awards 2025, le poste le plus lourd se situe ailleurs. Il concerne la lumière, le son, l’audiovisuel, la scénographie et la production.

Pour une agence ou un directeur de production, l’enjeu devient donc plus précis. Il ne s’agit pas seulement d’ajouter quelques mesures visibles. Il faut aussi questionner les choix techniques dès la conception.

Quels équipements faut-il mobiliser ? Quelle scénographie choisir ? Quels volumes de matériel transporter ? Quels éléments peuvent servir plusieurs fois ? Ces questions deviennent centrales dans une démarche de durabilité événementielle.

Le rapport ne présente pas la cérémonie comme un événement sans impact. Il montre plutôt l’intérêt d’une mesure détaillée. En analysant chaque poste, les organisateurs peuvent mieux cibler les efforts. Ainsi, ils évitent de concentrer toute l’attention sur des actions symboliques.

Cette approche rejoint aussi les principes de l’ISO 20121. Cette norme concerne le management responsable des événements. Elle invite les organisateurs à intégrer les impacts environnementaux, sociaux et économiques dans leur méthode de travail. Pour les professionnels, le message est clair : il faut mesurer avant d’arbitrer.

Un gala peut-il vraiment être durable ? Les BEA Awards 2025 relancent le débat

Des choix responsables qui montrent aussi les limites du modèle

Les BEA Awards 2025 ont aussi documenté plusieurs choix concrets. Le menu était entièrement végétarien. Il intégrait environ 50 % d’ingrédients de saison ou locaux. Par ailleurs, l’organisation indique que 132 repas ont été redistribués pour limiter le gaspillage alimentaire.

Sur les matériaux, les organisateurs ont mis en place un centre de recyclage sur site. Ils ont aussi privilégié le réemploi. Selon le rapport, 20 % de la signalétique provenait d’éléments déjà utilisés. Les nouveaux supports ont ensuite été transformés pour pouvoir servir après l’événement.

Ces décisions donnent des pistes utiles aux prestataires évènementiels. Elles montrent aussi que la durabilité ne dépend pas d’une seule action. Elle repose sur une série de choix, souvent très pratiques.

Toutefois, le rapport souligne aussi certaines limites. La mobilité reste un sujet difficile. Les organisateurs avaient prévu un parking vélo et une application de carsharing. Ces solutions visaient à encourager des modes de transport plus sobres. Mais elles n’ont pas rencontré le succès attendu.

Le contexte a aussi pesé. Une grève des transports publics a compliqué les déplacements. Cet exemple rappelle une réalité simple : l’impact d’un événement dépend aussi de facteurs extérieurs. Le lieu, l’accessibilité et les habitudes des participants jouent un rôle important.

Enfin, le rapport identifie aussi des points sensibles liés aux générateurs et aux pompes à chaleur. L’indicateur biodiversité apparaît en rouge. Là encore, le bilan ne cherche pas à fermer le débat. Au contraire, il rend les limites plus visibles.

Pour les annonceurs comme pour les agences, ce cas présente donc un intérêt réel. Il montre qu’un gala durable ne se décrète pas. Il se construit avec des données, des choix clairs et des arbitrages assumés.

Les BEA Awards 2025 ne donnent pas une recette parfaite. Ils apportent plutôt un exemple documenté. Et dans un secteur où les clients demandent de plus en plus de preuves, cette transparence devient un signal important.

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