Événementiel local : entre survie et désespoir

Après le rappel d’alerte de la semaine dernière, l’événementiel local se retrouve encore au même point. Cela fait maintenant un an que les événements physiques ont disparu. Le virtuel prend le relais, certes, mais cela ne permet pas à la totalité des acteurs de subvenir à leurs besoins. 

Au début de la crise, planificateurs et autres professionnels de l’événementiel local essayaient tant bien que mal de joindre les deux bouts. Certains ont pu résister, d’autres non. Le virtuel se proposait en tant que solution et a évité l’annulation à plusieurs événements. Ce ne fut pas le cas pour tout le monde. A présent, quelle est la situation des travailleurs des événements français ?

Satisfaction : un bien grand mot pour l’événementiel local

La situation est dure du côté des prestataires de l’événementiel local. Il s’agit de ceux qui ne travaillent pas en CDI, mais obtiennent des contrats pour la durée d’un événement donné. Ce qui signifie donc que depuis l’arrêt des manifestations, ils se retrouvent sans rentrée d’argent. Qu’ils soient cuisiniers, serveurs, transporteurs ou même intermittents du spectacle, ils vivent tous le même calvaire.

Le porte-parole de l’OPRE (organisation du personnel en restauration de l’événementiel) a d’ailleurs confié à Le Parisien qu’il vit désormais dans la précarité. Il doit changer de mode de vie pour faire baisser les factures : réduire la consommation de chauffage, arrêter la cantine pour ses enfants, etc. 

Certains de ces travailleurs de l’événementiel changent même de domicile faute de moyens pour payer le loyer. Du côté de l’Etat, ce sont le député Jean-François M’Baye et le sénateur Xavier Iacovelli qui ont désormais pour mission de “sortir de la précarité et créer un nouveau statut pour les intermittents de l’événementiel”.

problèmes des travailleurs de l'événementiel local

A Tours, les acteurs de l’événementiel local commencent aussi à perdre patience. Un mois et demi après la soumission des résultats des impacts de la crise sur le secteur en Indre-et-Loire, ils n’obtiennent toujours pas de réponse des élus. Le 8 mars dernier, ils ont pu adresser une nouvelle fois leurs revendications au cours d’une visioconférence avec les représentants de l’Etat.

Des mouvements s’observent aussi du côté des événements sportifs. Deux parlementaires décident d’adresser une lettre au Premier ministre cette semaine. Il s’agit du sénateur PS Jean-Jacques Lozach et du député Génération.s Régis Juanico. L’objet de cette demande : autoriser une série d’événements sportifs expérimentaux en plein air avec l’application des protocoles sanitaires nécessaires. Il s’agit donc de la même initiative prévue pour le secteur culturel, ainsi que celle demandée par les professionnels du mariage.

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