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Les technologies pour la sécurisation des JO de Paris de 2024

JO de Paris de 2024

Ce jeudi 22 décembre, le projet de loi olympique a été présenté en Conseil des ministres. Au centre de projet : la mise en place de scanners corporels à l’entrée de certaines enceintes sportives pour les JO de Paris de 2024. Ce projet pourrait être examiné au début de 2023 au Parlement.

Les Jeux Olympiques de Paris de 2024 représentent un événement exceptionnel qui requiert en conséquence des mesures de sécurité exceptionnelles. Dans ce sens, le projet de loi olympique a été présenté jeudi en Conseil des ministres. Ce texte gouvernemental prévoit en effet l’installation d’outils technologiques qui ne sont actuellement autorisés que dans les aéroports. Il s’agit des scanners corporels.

Des scanners corporels pour les JO de Paris de 2024 ?

Selon ce projet, ces scanners corporels seront autorisés à l’entrée des enceintes accueillant au minimum 300 personnes. Mais cela, avec le consentement de la personne. Cet outil évitera une palpation de sécurité. 

Sachez qu’actuellement, les scanners corporels ne sont utilisables que dans les aéroports. Mais même dans ces lieux, leur utilisation est très encadrée. Durant les JO de Paris de 2024, les personnes peuvent refuser d’y être soumis. Elles peuvent alors choisir d’être contrôlés par un autre moyen. De même, il est tout aussi possible de choisir le sexe de la personne qui analyse l’image. De plus, cette dernière doit être floutée pour l’anonymat de la personne scannée.

L’intelligence artificielle pour surveiller les mouvements de foule pour les JO de Paris de 2024

Par ailleurs, ce projet de loi prévoit aussi l’utilisation d’un système d’intelligence artificielle. Celui-ci permettra de détecter des mouvements de foule suspects dans des points stratégiques : dans et aux alentours des stades, dans les transports et sur les voies publiques. 

Toutefois, ce texte indique que ces systèmes « n’utilisent aucune donnée biométrique, ne mettent en œuvre aucune technique de reconnaissance faciale et ne peuvent procéder à aucun rapprochement, interconnexion ou mise en relation automatisée avec d’autres traitements de données à caractère personnel ». Sachez que ces expérimentations seront autorisées par décret seulement après avis de la Cnil (commission informatique et libertés). De ce fait, ils pourront débuter dès l’entrée en vigueur de la loi, et cela, jusqu’au 30 juin 2025.

Des mesures de criblage

Autre point important, le projet de loi prévoit aussi des mesures de criblage. Il s’agit d’une enquête administrative exclusivement mise en place pour les membres des délégations qui résident au village olympique. D’autre part, les bénévoles et les prestataires, même ceux qui interviendront dans les fans zones, devront aussi la faire. 

En outre, ces mesures renforcent les sanctions s’il y a des violences dans les stades. Il s’agit ici des cas de récidive ou de violences en réunion. 

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