Le Puy du Fou prouve que la règle des 5 000 est absurde, l’Etat veut-il tuer l’événementiel ?

Polémique sur les réseaux sociaux : le parc Puy du Fou recevait 9 000 personnes pour son spectacle Cinéscénie la nuit du 15 août. Pourtant, la situation des entreprises de l’événementiel était claire jusque-là : le nombre de public se limitait à 5 000. Mais puisque cela a bel et bien eu lieu sans encombre, pourquoi ne pas en faire autant pour le reste des sites ?

Cette dérogation spéciale ne pouvait être qu’une bonne nouvelle pour le Puy du Fou. Le parc affirme d’ailleurs que la santé publique restait sa priorité. La capacité maximale du spectacle étant de 13 069 spectateurs, elle n’en comptait que 9 000 samedi dernier. Ceux-ci s’étalaient sur 3 tribunes recevant chacune 3 000 personnes. L’événement se déroulait dans le respect de règles sanitaires basiques : port de masque obligatoire, distribution de solution hydroalcoolique à l’entrée.

Puy du Fou a prouvé que l’événementiel est prêt pour le grand retour

La délivrance des dérogations est désormais sous l’autorité de la préfecture. Celle de la Vendée jugeait raisonnable et adapté d’en délivrer une au Puy du Fou, compte tenu de la faible circulation du Coronavirus au sein du département. 

A travers le pays, les organisateurs de festivals et d’événements sportifs ont déjà demandé des dérogations pour leurs manifestations, sans succès. Pourtant, eux aussi ont réellement besoin de relancer à nouveau l’industrie. D’autant plus qu’ils ne se situent pas tous dans des zones à “haute circulation du Coronavirus”. Le plus important étant que la plupart de ces sites événementiels peuvent recevoir bien au-delà de 5 000 personnes. Se limiter à ce nombre engendre des pertes majeures pour eux, mais tous se disaient jusqu’ici : “c’est mieux que rien”. 

La préfecture de Gironde a refusé de délivrer une dérogation aux Girondins de Bordeaux. Ces derniers espéraient pourtant accueillir 10 000 spectateurs pour la reprise de la L1. Pourtant, le Matmut Atlantique peut recevoir jusqu’à 42 115 places. En utiliser 10 000 permettrait donc d’assurer le respect de la distanciation sociale et l’application des mesures sanitaires. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Après ce spectacle à 9 000 personnes au Puy du Fou, il est clair qu’organiser un événement en toute sécurité est tout à fait possible. Les planificateurs acceptent d’ailleurs de mener des manifestations avec une application catégorique des protocoles d’hygiène imposés. Il serait alors normal que la même dérogation s’applique désormais pour le reste de l’industrie. L’événementiel a réellement besoin de cela pour remonter la pente après ces mois d’arrêt. 

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