Quand la photographie traditionnelle rencontre l’intelligence artificielle, Sacha Goldberger brouille les frontières du réel. “Daydreams”, sa nouvelle exposition, transforme la photo en rêve éveillé.
Le photographe Sacha Goldberger revient avec une nouvelle série, baptisée « Daydreams ». Elle nous plonge dans un rêve éveillé aux confins de l’ouest américain. Présentée depuis le 17 septembre au 29 octobre 2025 à la Galerie XII, cette exposition nous invite à douter doucement de la réalité. À mi-chemin entre mémoire collective et fantasme personnel, le travail de Goldberger combine photographie traditionnelle et intelligence artificielle pour brouiller les frontières entre le réel et l’imaginaire.
Quand l’Amérique idéalisée se confronte au surréalisme
Avec « Daydreams », Sacha Goldberger nous emmène dans une Amérique de carte postale, avec des décors qui rappellent Joshua Tree et Palm Springs. Dans ces lieux, la lumière sature le réel ! La narration s’installe dans la rencontre entre l’absurdité discrète des situations et la délicatesse du regard. Des personnages mystérieux et irréels s’invitent dans ces paysages, comme des fragments de subconscient déposés sur la pellicule.
Ces représentations minutieusement mises en scène, imprégnées de surréalisme, viennent troubler la quiétude d’un motel oublié ou d’un désert dans lequel le silence danse avec le vent chaud. Le photographe utilise l’image comme un prétexte à l’invention. Cette démarche provoque une perte de repères et fait vibrer notre imaginaire collectif. Elle reste en même temps profondément personnelle.
Le mariage de l’analogique et du numérique au service de l’imagination
Pour réaliser « Daydreams », Sacha Goldberger a opté pour un processus hybride. Elle a mélangé la photo traditionnelle et l’intelligence artificielle. En 2022, il est parti photographier pendant plusieurs semaines différents lieux autour de Los Angeles. Ces images traditionnelles lui ont servi de support pour ses « divagations diurnes ».
C’est là qu’intervient l’intelligence artificielle : elle lui a permis d’aller au bout de son imagination et de nous transporter dans ses rêves éveillés. Ce mélange audacieux est au cœur de son processus créatif. Goldberger, qui a déjà été exposé dans de nombreuses villes du monde , navigue dans les époques et les genres avec des cycles dignes de productions cinématographiques.
Un artiste à l’honneur dans une galerie spécialisée
« Daydreams » est une série de quinze œuvres, dont six sont présentées dans le cadre de l’exposition collective « Fiction(s) du réel » à la Galerie XII. Fondée en 2007 par Valérie-Anne Giscard d’Estaing, la galerie est spécialisée dans la photographie narrative contemporaine. Elle a également ouvert un espace à Santa Monica, en Californie, en 2018.
Ce choix de lieu d’exposition n’est pas anodin, car il positionne la galerie comme un acteur significatif du paysage de la photographie contemporaine. Pour les amateurs et les curieux, l’exposition « Daydreams » est une occasion de découvrir un travail qui, comme le dit Edgar Allan Poe, nous invite à explorer ce qui « échappe à ceux qui ne rêvent que la nuit« .
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.
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