Comment choisir et piloter ses outils event tech sans se perdre dans la jungle des logiciels ? C’est le sujet auquel Event Tech Atlas entend répondre avec sa version 2.0.
La plateforme, utilisée pour rechercher et comparer des solutions technologiques dédiées aux événements professionnels, introduit notamment un Tech Stack Tracker, une recherche assistée par IA et un dispositif d’avis entre pairs. Pour les agences, prestataires et annonceurs, cette mise à jour met en lumière un enjeu très concret : mieux suivre les outils utilisés, leurs coûts, leurs renouvellements et leur rôle dans l’organisation des événements.
Un tracker pour suivre les outils, les coûts et les renouvellements
La principale nouveauté d’Event Tech Atlas 2.0 concerne le suivi de la stack technologique. Avec le Tech Stack Tracker, les utilisateurs enregistrés peuvent lister les outils utilisés par leurs équipes dans la préparation, la production et le suivi de leurs événements. Les comptes gratuits peuvent ajouter jusqu’à dix outils, les relier aux fiches de l’Atlas, conserver des notes, indiquer un ressenti général, suivre les coûts et renseigner les dates de renouvellement.
Pour les professionnels de l’événementiel, l’intérêt de cette fonctionnalité tient à un problème récurrent : les solutions ne sont pas toujours pilotées par une seule équipe. En effet, un organisateur peut utiliser une plateforme d’inscription, un outil de badge, une application mobile, un module de networking, un CRM ou une solution de reporting, sans disposer d’une vue consolidée.
Ainsi, le tracker ne vise pas seulement à inventorier des logiciels. Il permet aussi de documenter leur usage, leur coût et leur échéance contractuelle. Dès lors, il peut servir de support de discussion entre les équipes événementielles, l’IT, les achats ou la direction marketing avant un renouvellement ou un changement d’outil.
Event Tech Atlas annonce également une fonctionnalité de comparaison à venir. Celle-ci doit permettre d’évaluer ce qui pourrait se passer sur les intégrations, les opérations ou les API si un outil était remplacé par un autre. Ce point est particulièrement sensible dans l’événementiel professionnel, où plusieurs solutions doivent souvent fonctionner ensemble avant, pendant et après l’événement.
L’IA et les avis entre pairs pour mieux comparer les solutions event tech
Event Tech Atlas 2.0 introduit aussi une recherche assistée par IA. Selon les informations publiées par la plateforme et reprises par Event Industry News, le moteur prend désormais en compte les mots-clés et le contexte des requêtes, tout en tolérant les fautes de frappe. L’objectif est de faciliter la recherche dans un marché où les catégories se croisent souvent : inscription, billetterie, engagement participant, networking, captation, analytics ou lead retrieval.
Par ailleurs, le système conserve désormais les dix dernières entreprises consultées. Cette amélioration reste discrète, mais elle répond à un usage courant : comparer plusieurs prestataires sur plusieurs jours ou semaines avant de préparer un brief, une short list ou un appel d’offres.
L’autre nouveauté concerne le Peer Review Collective. Le principe repose sur des groupes de professionnels de l’événementiel et de spécialistes event tech chargés d’examiner trois technologies sur une année. Le premier groupe doit être lancé en mai, avec des candidatures acceptées de manière continue.
Ce modèle se distingue d’un simple système de notation. Il cherche à structurer des retours d’expérience issus de praticiens, sur des usages pré-event, onsite et post-event. Toutefois, sa valeur dépendra de la qualité des contributions, de la transparence des avis publiés et de la capacité de la plateforme à maintenir un retour utile pour les organisateurs comme pour les fournisseurs.
Cette mise à jour intervient dans un contexte où l’IA prend une place croissante dans les outils événementiels. En fait, en mai 2026 plusieurs annonces autour des copilotes participants, de l’automatisation, du reporting et de la connexion entre plateformes ont été révélé. Pour les décideurs, l’enjeu n’est donc plus seulement d’ajouter un nouvel outil à leur dispositif, mais de comprendre s’il s’intègre réellement dans leur organisation existante.
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