La faillite de Thmas Cook

Thomas Cook : connaître l’histoire pour retenir la leçon

Il fut un temps où Thomas Cook régnait sur l’empire des voyages. Qu’il s’agissait d’organiser les vacances ou les séjours d’affaires, l’enseigne était le premier choix. Cela n’est sans doute pas un secret pour les amateurs d’événements internationaux. Sans oublier le fait que le groupe était le plus vieux du monde. Malheureusement, les dernières décennies n’ont pas été faciles pour lui, ce qui a d’ailleurs conduit à sa faillite.

Cela paraît irréel de constater qu’une entreprise d’une telle envergure que Thomas Cook puisse se retrouver à la paille. Avec près de 180 ans d’existence, il paraissait immortel et intouchable pour certains. Cependant, au cours de cette longue période, le marché a aussi évolué. Ce qui a ralenti la boîte par rapport à ses concurrents, entre autres soucis de management. 

Des débuts prometteurs pour Thomas Cook

En 1845, 500 passagers participent au premier voyage organisé par Thomas Cook. C’était un aller-retour en train sur Leicester-Loughborough à l’occasion d’un rassemblement de la Ligue de tempérance britannique. A partir de là, l’entreprise ne s’arrête plus. Il couvre alors plusieurs pays d’Europe pour ensuite s’étendre en Amérique. Plus tard, la boîte gagne en puissance et propose des voyages aux quatre coins de la terre. En 1872, la possibilité de faire un voyage autour du monde en groupe voit le jour. Près de 40 000 km à parcourir en 222 jours.


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Dans les années 1900, Thomas Cook devient le leader mondial de son secteur. Depuis, la firme enchaîne acquisitions et créations de services. Avant la faillite, l’organisateur de voyage organisé était aussi un tour operator et une compagnie aérienne. Ses marques étaient des références dans leur domaine : Jet Tours, Neckermann, etc. 11 milliards d’euros, c’est le chiffre d’affaires du groupe au cours d’une année. 20 millions de clients de 16 pays du monde faisaient appel à ses services. Sans oublier les 200 hôtels Thomas Cook destinés à tous les besoins et les budgets : familiaux, pas chers, haut de gamme, etc. Le tout procurait un emploi à 21 000 personnes.   

Où était donc la faille ?

23 septembre 2019, Thomas Cook annonce officiellement sa faillite. Celle-ci n’est que le résultat d’une succession de problèmes, de mauvaises décisions ou simplement d’évolution du marché au cours des dernières années. En 2007, alors que les modes de réservation en ligne pour les vacances font leur apparition, le groupe se tourne vers le rachat de MyTravel. Il s’agit d’une entreprise britannique œuvrant dans l’organisation de voyage organisé, mais de manière traditionnelle.

A cet instant-là, Thomas Cook prouvait pour la première fois qu’il ne suivait pas l’évolution de son secteur. Le numérique inondait le marché, mais la boîte n’a pas su surfer sur la vague. Cette fusion avec MyTravel lui coûtera cher et creusera une première fosse de dettes pour le groupe. En 2011, 75,19 % de sa valeur en bourse disparaît. A l’aube de sa faillite, Thomas Cook déclarait une perte de plus de 1,6 milliard d’euros. Ses créanciers exigeaient une somme de 227 millions d’euros pour autoriser la poursuite de ses activités. 

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Mais à part ces acquisitions mal calculées et cette concurrence numérique lourde, le Brexit venait aussi compliquer la situation. La monnaie locale, la livre sterling, perdait sa valeur. Les vacanciers préféraient donc repousser ou annuler leurs vacances. De grandes pertes de plus pour le groupe. 

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Des pertes colossales pour Thomas Cook, mais aussi les acteurs autour

Dès l’annonce de l’insolvabilité, il fallait trouver la solution pour rapatrier 600 000 clients. La majorité des employés se retrouvaient au chômage. Certains ont pu rester à la suite au rachat de certaines enseignes. D’un autre part, des centaines de fournisseurs, hôtels, agences réceptives, restaurants, lieux touristiques ou agences de publicité, se retrouvent impayés. Pour certaines entreprises modestes, le coup est plus dur que pour d’autres.

L’agence de communication et de publicité Gaggle est de celles-ci. Jeune start-up ayant signé un contrat avec le géant du tourisme Thomas Cook, Gaggle devait se lancer dans une campagne publicitaire de plusieurs centaines de milliers de livres sterling, en commençant par un tournage à Majorque. Cependant, les fondateurs de la start-up sont restés à Londres, inquiets de l’avenir de leur entreprise après l’annulation de tous leurs plans. « D’ordinaire, nous pré-facturons avant d’entrer dans la production et éliminons ainsi tout risque. Avec Thomas Cook, les choses étaient un peu différentes. Premièrement, ils nous ont payé d’avance pour le travail sur le terrain. Nous avons voulu monter une bonne volonté afin de respecter les délais de la campagne », a expliqué Tom Bazeley, fondateur et directeur général de Gaggle.

Tournage à Majorque annulé

Comment faire confiance après le cas Thomas Cook ?

La difficulté, dans une situation comme celle de Thomas Cook, est de savoir quand un géant de cette envergure est en faillite. En effet, l’annonce a surpris tout le monde, fournisseurs et clients compris, surtout ceux qui étaient à l’autre bout du monde au moment de l’annonce et donc contraints de reporter leur retour ou d’annuler leur départ. Pourtant, avec le recul, certains experts expliquent que la faillite de Thomas Cook était prévisible, notamment du fait d’un manque d’adaptation de la plus vieille agence de voyages du monde aux fonctionnements économiques et structurels actuels. Toujours est-il que pour les victimes indirectes de la chute d’un géant, les leçons sont de plusieurs ordres. D’abord, ne pas forcément rejeter les marques qui sont dans la difficulté, et qui peuvent se développer grâce à une bonne coopération avec d’autres entreprises. Ensuite, pour se mettre à l’abri, privilégier la pré-facturation semble être le mot d’ordre des professionnels. Enfin, c’est en prenant des risques que les leaders économiques se sont construits… Alors, qui sait quels points positifs pourront se dégager de cette faillite ?!

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Sources & crédits Source : https://www.campaignlive.co.uk/article/agencies-work-financially-fragile-brands/1661113 - Crédit : campaign

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