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Beyrouth Livres : des auteurs français annulent leur venue 

Beyrouth Livres

Suite à des accusations de « sionisme », des écrivains et membres de l’Académie Goncourt ont fait savoir leur décision d’annuler leur venue au festival littéraire au Liban. Cependant, cet événement n’a pas été annulé pour autant selon les organisateurs. Il a d’ailleurs bel et bien débuté ce mercredi 19 octobre. 

Beyrouth Livres : Sélection du prix Goncourt 2022.

Initialement, l’annonce quatre finalistes du prix Goncourt 2022 devait avoir lieu durant ce festival. Toutefois, Tahar Ben Jelloun, Eric-Emmanuel Schmitt, Pierre Assouline et Pascal Bruckner, les membres du prestigieux jury, ont boycotté l’événement

Au micro de France Info, les organisateurs s’expriment sur les raisons de ce choix de certains auteurs français. Ils évoquent ainsi un souci de sécurité et des raisons personnelles. 

En effet, ces auteurs auraient été profondément touchés par l’annonce de Mohammad Mourtada, le ministre libanais de la Culture. Notamment, le 8 octobre, ce ministre, proche du mouvement chiite Amal, a sorti un communiqué sur les réseaux sociaux. Il a accusé certains auteurs participant au festival de soutenir « le sionisme ». Peu de temps après, il a retiré ce communiqué. 

Beyrouth Livres : un dégoût profond

Mohammad Mourtada, n’avait pas précisé à quels auteurs s’adressait ses propos. Toutefois, il a insisté sur le fait de ne pas permettre à des sionistes de “répandre le venin du sionisme » dans son pays. 

De son côté, Sélim Nassib, écrivain français d’origine libanaise, a aussi sorti un communiqué. Dans celui-ci, il annonce sa décision de ne pas participer au festival. En effet, il affirme que ce sont les mots du ministre qui l’a dégoûté. Cet illustre écrivain devait participer à ce festival pour présenter Le Tumulte, son dernier roman. 

D’autre part, Al-Akhbar, le quotidien proche du Hezbollah, publie mercredi un article intitulé « Beyrouth tient tête aux sionistes ».

Beyrouth Livres : programme inchangé 

Au micro de l’AFP, la directrice de l’Institut français du Liban et organisateur de l’événement, Sabine Sciortino précise que le ministère de la Culture assure son soutien pour la tenue de cet événement. En effet, celui-ci veut revaloriser le rôle de Beyrouth en tant que capitale culturelle. Elle souligne également que toute l’organisation reste inchangée. Par ailleurs, selon l’académie Goncourt, le président Didier Decoin sera dans les lieux pour annoncer les finalistes du prix ce 25 octobre.

En 2016, Amin Maalouf, auteur franco-libanais lauréat du prix Goncourt, a été la cible d’une campagne au Liban. Pour cause, il avait accordé une interview à un média israélien.

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